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Point Break

Et puis il y a ce moment. Celui où la plénitude et l’émerveillement laissent place à la peine et au désarroi. Celui où tes sentiments, aussi purs soient-ils, deviennent irrémédiablement néfastes. Ça te brûle. Ça te consume. Ça te tue. Ce moment où ton sourire béat se fige en une grimace immonde, où les larmes viennent voiler ton regard plein d’espoirs. Ce moment où ta joie devient douloureuse parce qu’illégitime.

Et qu’y a-t-il ensuite ? Après le rêve et l’irrationnel ? Après la cassure qui te rappelle à ta médiocrité ? Il y a le vide étouffant d’une réalité insuffisante. Il y a le goût amer du renoncement devant le poids des acquis. Bien sûr, il y a le soulagement, nourri des blessures qu’on n’a pas infligées aux autres. Mais il y a aussi l’agonie de tous les possibles qu’on a assassinés. Le hurlement des désirs inassouvis et le silence de l’acceptation. C’était leur raison, mes sentiments. C’était leurs principes, mes transgressions. On sait tous comment finit l’histoire.

GG
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